Samedi 28 janvier à 20h30 au théâtre de Saint Quentin en Yvelines, La chanteuse tunisienne Ghalia Benali rend un hommage vibrant à la diva Oum Kalthoum, la bien-nommée « constellation de l’Orient » qui fait toujours l’objet d’un véritable culte, plus de trente-cinq ans après sa disparition.

Ghalia Benali revisite cinq titres d’Oum Kalthoum, dont le fameux Al Atlal qui se déploie comme un long mantra sans fin. Délaissant l’orchestration originale, Ghalia Benali retrouve la complicité de Moufadhel Adhoum au oud (luth arabe), Vincent Noiret à la contrebasse et Azzedine Jazouli aux percussions.
Sans chercher à rivaliser, la voix de Ghalia Benali s’approprie librement le répertoire de l’immense chanteuse égyptienne, repris dans son dernier album Ghalia sings Oum Kalthoum. Une voix mate aux envolées cuivrées, parfois rauques, le chant de Ghalia Benali submerge par sa profondeur, son authenticité et sa sincérité.
Ghalia Benali chante Oum Kalthoum
A propos de d’Oum Kalthoum:
Oum Kalthoum (Oum Kalthoum Ibrahim al-Sayyid al-Beltagui) est une cantatrice, musicienne et actrice égyptienne. De famille pauvre, elle serait née le 4 mai 1904 à Tmaïe El Zahayira et est décédée le 3 février 1975 au Caire. La mort d'Oum Kalthoum a provoqué un grand choc pour tous les Egyptiens. S'ils considéraient Gamal Abdel Nasser, le président égyptien, comme leur père, ils perdaient alors leur mère. Le jour de ses funérailles, le Caire était rempli d'Egyptiens venus de tout le pays et de milliers de personnes en provenance du monde arabe, en particulier du Maghreb.
Surnommée l'« Astre d'Orient », Oum Kalthoum fut une diva aux mille facettes et à la voix d'or mais aussi une actrice égyptienne de talent qui illumina le monde arabe. Avec sa voix puissante et claire (Maria Callas aurait dit qu’Oum Kalthoum avait une voix incomparable – 14 000 vibrations/seconde), Oum Kalthoum chante la religion, l’amour et la nation égyptienne.
Elle est considérée, plus comme la plus grande chanteuse du monde arabe.
Oum Kalthoum a un répertoire de plus de 300 chansons. La plus belle voix de l'Orient, était aussi appelée « La quatrième Pyramide d’Egypte ».
Amie du président Gamal Abdel Nasser, elle constitue avec l'homme politique l'un des symboles les plus forts de l'unité nationale égyptienne. Peu après la guerre de 1967 avec Israël, elle donne une série de concerts nationaux et internationaux, dont elle reverse les bénéfices au gouvernement égyptien. le général de Gaulle l'appelait « la Dame, avec un grand D ».
Oum Kalthoum n’a eu de cesse de donner des concerts de solidarité, d’aider les plus pauvres et de s’attacher aux causes qui lui semblaient justes, vivant toujours de manière très simple. L'une de ses biographies note qu'elle aurait aidé plus de deux cents familles de paysans au cours de sa vie. Revendiquant ses propres origines paysannes, la chanteuse a toujours vécu sans ostentation, souhaitant rester proche de la majorité de ses compatriotes. Son engagement dans des œuvres caritatives lui valut le surnom de « cantatrice du peuple ».
En Égypte et au Moyen-Orient, Oum Kalthoum est considérée comme la plus grande chanteuse et musicienne. En 2001, le gouvernement égyptien a inauguré le musée Kawkab al-Sharq ("astre de l'Orient") en mémoire de la chanteuse. Dix ans plus tard, c’est Israel qui honore Oum Kalthoum avec une rue de Jérusalem-Est qui porte son nom.
Ils en parlent:
Oum Kalthoum, la « Voix des Arabes ».
Oum Kalthoum, "une femme, une paysanne, une Egyptienne".
Portrait d’Oum Kalthoum.
Le centre culturel égyptien de Rabat se souvient d'Oum Kalthoum



0 commentaires:
Enregistrer un commentaire