vendredi 11 novembre 2011

Corinne Lepage au secours des antibruit

Le collectif Roissy-Orly attend la ministre de l’Ecologie au tournant. Bien décidé à ce que le projet de relèvement des trajectoires lors des atterrissages au Bourget, à Roissy et à Orly n’entre jamais en application. Cette quinzaine d’associations, implantées dans toute l’Ile-de-France, s’est adjoint les services de Corinne Lepage pour attaquer l’arrêté ministériel dès qu’il sera publié.

La présidente du parti écologiste Cap 21, spécialiste du droit de l’environnement, agit là en tant qu’avocate. Elle s’apprête à dégainer une procédure en référé auprès du tribunal administratif. « On espère trouver les arguments pour démontrer l’urgence à interdire cette mesure et son illégalité manifeste », explique son cabinet.

La signature de NKM tarde à venir

Pour l’instant, la signature de Nathalie Kosciusco-Morizet tarde à venir, alors que ce projet est à l’étude depuis quatre ans, que toutes les instances administratives l’ont validé et que la commission consultative de l’environnement l’a accepté en juillet dernier. Elle pourrait intervenir mi-novembre alors que la ministre s’apprête à annoncer tout un ensemble de mesures pour lutter contre les nuisances aériennes.

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Mais le Le collectif Roissy-Orly, qui a manifesté le 15 octobre devant la mairie de la ministre à Longjumeau, entend tenir bon face à ce relèvement des trajectoires. Concrètement, les avions à destination de Roissy devraient entamer leur descente à 1500 m d’altitude et non plus à 1200 m. Trois cents mètres qui vont profondément modifier la carte des nuisances aériennes. Le dispositif doit améliorer le confort des habitants les plus proches de l’aéroport, comme à Meaux (Seine-et-Marne). Mais il étendra le territoire survolé, avec un large virage autour de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne).

« Cela allongera les trajectoires de dix kilomètres, ce qui aura pour conséquence une consommation supplémentaire par an de vingt-deux millions de litres de kérosène. C’est contraire au Grenelle de l’environnement! » s’emportent de concert Pierre-Yves Rougeaux, du Collectif Contre les Nuisances Aériennes sur Dourdan et sa Région, et Sébastien Vermare, de l’Opposition aux nuisances aériennes Seine-et-Marne-Aisne (Onasa). « On nous parle aussi de diviser le bruit par deux grâce à une diminution de trois décibels. C’est faux. »

«Nous n’avons jamais nié que ce projet privilégie la diminution des nuisances aériennes et non celle de la consommation de CO2, admet la Direction générale de l’aviation civile. Mais nous avons optimisé les trajectoires. La surconsommation n’est pas aussi importante que le disent ces associations. Quant au bruit, il en restera toujours, mais le gain est appréciable. Soixante-quinze pour cent de ceux qui sont touchés depuis des années vont en bénéficier.»

Mais comme l'explique Claude CARSAC, ce n'est pas un déplacement mais un élargissement du couloir aérien

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La DGAC veut faire d'une 2 voies, une 4 voies pour augmenter le trafic aérien au dessus de nos têtes et satisfaire le lobby aérien.

Dans une lettre envoyée à la ministre en juin dernier, le président (PS) de la région, Jean-Paul Huchon, et tous les présidents des conseils généraux d’Ile-de-France demandaient la modification du projet intégrant un relèvement supérieur de l’altitude envisagée et une véritable concertation.

Source : Le parisien

En savoir +:
Dossier récapitulatif du CNADR.

NKM maintient sa décision.
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